François-René Rideau (fare) wrote,
François-René Rideau
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Sortir de la pauvreté

Ce qui fait qu'un pays sous-développé peut rattrapper son retard, c'est qu'il peut ne suivre du chemin d'un pays avancé que les succès sans passer par les tatonnements et erreurs, ni par les étapes contre-productives. Ainsi un pays (métonymie pour ses habitants) peut aller à l'essentiel du progrès, en retirer la substantifiqe moëlle, et laisser de côté les digressions inutiles.

Du reste, c'est bien ainsi que n'importe quel être humain, parti d'un état d'ignorance totale, peut acquérir des compétences le mettant sur les sujets qui l'intéressent loin devant les chercheurs les plus avancés de la génération passée, et s'il le veut bientôt parmi les chercheurs de la génération actuelle. Encore une fois, l'homme naît nu et dépourvu, et se développe par un effort sur lui-même.

Les socialistes, qui ne connaissent que la prédation, pensent qu'il n'est possible de s'enrichir qu'en volant les autres, les riches volant les pauvres, les pauvres volant les riches. Les libéraux, eux, déplorent la prédation, jeu à somme négative, et reconnaissent en la production, jeu à somme positive, la source de toute richesse. Les socialistes ne savent qu'appauvrir toute la société par leur prédation généralisée; les libéraux savent enrichir toute la société en libérant la production des griffes des prédateurs.

Le Japon est un exemple d'un pays parti d'un état moyen-âgeux, pour devenir une grande puissance industrielle, non pas en volant des riches ni des pauvres, non pas en repoussant un envahisseur étranger qui exploitait les vastes ressources naturelles, mais en travaillant dur chaque jour, en compensant la pauvreté relative des ressources locales par le travail, échangeant des ressources brutes contre les mêmes resources enrichies du travail de ses habitants, et vivant du bénéfice. Le Japon qui tout seul pouvait difficilement survivre, qui s'est ruiné par la guerre, est devenu riche grâce au commerce mondial, la fameuse mondialisation libérale. Il a rattrappé son retard en allant de l'avant, copiant ce que les étrangers savaient faire de bien, conservant ce que les nationaux savaient faire de mieux, et créant sans cesse de nouvelles formes de richesses.

Sur la dynamique du progrès scientifique, sur la façon dont les retards sont rattrappés, et sur le fait que la recherche est un bien privé et non un bien public méritant intervention étatique, voire l'oeuvre du professeur Terence Kealey, que j'ai entendu à la conférence de la Libertarian Alliance de novembre 2002 à Londres. (Voir p.ex. cet article.)

Tags: dynamism, economics, fr, history, japan, libertarian, memories, travel
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