August 1st, 2014

eyes black and white

Mini-interview pour Libres !!

Voici ma mini-interview pour La Main Invisible en tant que co-auteur de Libres !!

1) Pourriez-vous vous présenter brièvement ?

François-René Đặng-Vũ Bân Rideau, je suis cybernéticien: j'étudie la dynamique de systèmes où de nombreux agents interagissent, humains ou machines; je m'intéresse particulièrement à la façon dont la structure des choix, des responsabilités, des incitations, affecte la dynamique de ces interactions.

2) Quel thème avez-vous traité et pour quelles raisons ?

J'ai traité la question du Mythe du "public" et du "privé". M'avait originellement été proposée de parler de la privatisation de tel prétendu "service public", et il m'a paru plus important de dénoncer l'imposture même de ces faux concepts de "public" et "privé" par laquelle les étatistes trompent leurs victimes.

3) Avez-vous lu et si oui, avez-vous aimé Libres !! Opus 2 ? Seriez-vous partant pour un troisième opus, et si oui pourquoi ?

Je n'ai pas encore lu tout "Libres !!", mais y ai déjà trouvé quelques articles savoureux. J'aime l'évolution depuis le premier opus, de la critique à l'action. Je serai honoré de participer à un troisième volume, qui sera j'imagine un manuel d'auto-libération pour débutants, plutôt qu'un argumentaire théorique ou une liste de suggestions pratiques pour un hypothétique libéral au pouvoir, bel oxymore en vérité: contradiction dynamique sinon statique.

4) Si vous deviez formuler un seul et unique argument en faveur de la liberté, lequel serait-il ?

Il n'y a pas à argumenter pour la liberté. La liberté est. La charge de la preuve revient plutôt aux ennemis de la liberté: qu'ils montrent donc, sans faire deux poids deux mesures ni pétition de principe, pourquoi et comment la violence politique contribue positivement à la société; de la cuisse de quel dieu nos soi-disant "dirigeants" sont-ils sortis, pour n'être pas sujets de tous les vices dont ils prétendent sauver la société, sans parler des vices inhérents au pouvoir et à sa recherche?

5) Etes-vous plutôt optimiste ou pessimiste quant à l'avenir de la liberté en France et dans le monde ?

Suivre l'actualité ne porte guère à l'optimisme, mais n'oublions pas que la violence et ceux qui en vivent sont toujours les plus spectaculaires, et émerveillons-nous de tout le chemin (certes tortueux) parcouru depuis la préhistoire, voire même depuis que nous sommes nés.

Je veux donc bien être comme le définit John McCarthy, un "optimiste radical": un qui croit que l'humanité survivra probablement, même si elle ne suit pas mes conseils.

Quant à la France, je crains qu'elle ait quelques déserts à traverser, qu'elle s'empresse d'ailleurs d'importer d'Afrique et d'Arabie; mais ma foi, si après s'être proclamés citoyens Romains, et après avoir adopté le nom de la Race des Maîtres germanique nos Français prennent le nom et la religion de nouveaux conquérants, rappelons que le génie français tient précisément à toujours avoir su corrompre le pouvoir par ses bons mots, son bon vivre, ses bons vins, ses belles femmes — ses libertés exercées en privé si non reconnues en public.

eyes black and white

Une autre mini-interview pour Libres !!

À propos de mon article préféré dans Libres !!

1) Pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Je suis Roman Perdeanu. Je travaille dans le "chemin de fer clandestin": j'aide les esclaves en fuite à échapper à leurs soi-disant maîtres; je leur permet de rejoindre des terres où, s'ils ne sont pas complètement libres, du moins leur vie n'est plus en danger, et ils peuvent s'épanouir. Parfois, il suffit de faire parvenir une aide pécuniaire pour permettre aux passeurs existants d'agir; souvent, il faut soi-même accompagner des fugitifs dès avant qu'ils brisent leurs chaînes, et jusqu'après qu'ils se soient installés dans une nouvelle contrée; mais d'abord et toujours, il faut leur montrer la liberté, leur faire prendre conscience de leurs principales chaînes, qui sont mentales, et qu'eux seuls peuvent choisir d'abandonner.

2) Quel thème avez-vous traité et pour quelles raisons ?

J'ai traité du thème de la justice sans monopole — une grosse barrière mentale qui retient beaucoup d'esclaves dans les filets de l'étatisme. Utiliser leur propre soif de justice, comme appât pour capturer les âmes de ses victimes, avec le crochet d'une insécurité cultivée, voilà une fourberie remarquable en vérité.

3) Avez-vous lu et si oui, avez-vous aimé Libres !! Opus 2 ? Seriez-vous partant pour un troisième opus, et si oui pourquoi ?

Je n'ai lu qu'une fraction du livre. Les textes sont parfois excellents, parfois moins bons, mais toujours soufflent en eux un vent de liberté et une vitalité qui je l'espère inspireront les lecteurs et lectrices. Je serai sans doute trop occupé à mes activités clandestines pour participer au prochain opus, mais qui sait?

4) Si vous deviez formuler un seul et unique argument en faveur de la liberté, lequel serait-il ?

La vie est faite de décisions transformées en actions. Celui qui n'est pas libre de décider et d'agir ne vit pas — il n'est qu'un robot au service d'autrui, voire au service de parasites mentaux qui ne servent personne qu'eux mèmes. En fin de compte, choisir la liberté, c'est choisir la vie plutôt que la mort. La vie est parfois bien lourde à supporter, mais la lente mort d'une âme dans un corps qui bouge encore est une chose bien triste à voir — regardez les zombies autour de vous; ne soyez pas l'un d'entre eux.

5) Etes-vous plutôt optimiste ou pessimiste quant à l'avenir de la liberté en France et dans le monde ?

La liberté doit faire face à bien des défis de nos jours, entre États gloutons menant les pays industriels à la faillite, victoire idéologique souterraine du communisme dans ce qui restait de démocraties occidentales, renouveau de l'islam le plus violent, et nouvelles technologies de surveillance. Les institutions anciennes de la liberté sont condamnées, et elles s'écrouleront en France comme ailleurs. Mais j'ai confiance en de nouveaux vecteurs de liberté: l'échange international direct via l'Internet, l'impression 3D pour tous, les révolutions biochimiques à venir, etc. La liberté survivra parce qu'elle est la vie, et que les parasites ne peuvent parasiter que les vivants — alors que les vivants se passent bien de parasites. À nous de faire survivre — et pourquoi pas triompher ­— la liberté.