November 23rd, 2005

eyes black and white

Jouer avec le feu

En lisant toutes ces archives sur le Chili, j'apprends que Allende ne s'est pas suicidé, il a été abattu par les Cubains [VO] (assassinat révélé par Alain Ammar dans son livre Cuba Nostra). C'est clair que le suicide avec une rafale de mitraillette dans la tête, ça a toujours été pour le moins suspect; tu la tiens comment la mitraillette pour te tirer une rafale dans la tête? et comment tu fais disparaître la mitraillette une fois mort? Si Allende avait été du genre à se suicider, ce qu'il n'était pas du tout, il aurait pris un simple flingue, ou du poison. Et s'il avait été du genre héros suicidaire, il aurait pris les armes pour affronter les troupes contre-révolutionnaires à découvert (thèse officielle à Cuba). Mais il était plutôt du genre à vouloir contenter tout le monde et concilier l'inconciliable; il ne se serait jamais suicidé sans avoir tout fait pour sauver des vies, à commencer par la sienne.

Criminel par bêtise et par faiblesse plus que par méchanceté, gambadant allègrement vers l'enfer sur une route pavée de bonnes intentions, Allende voulait éviter le bain de sang en annonçant une reddition, et fuir à l'ambassade de Suède. Mais durant ses années au pouvoir, Allende avait laissé les hommes de Castro prendre le contrôle de son palais, et radicaliser sa révolution pacifique; Castro avait même passé un mois au Chili à insulter la démocratie et la presse libre devant le Parlement. De toute façon, Allende n'était qu'une façade, et Castro voulait qu'après le passage par une étape violente, ce soient les éléments plus radicaux du MIR qui prennent le pouvoir. Que la révolution réussisse ou non, Allende était condamné: dans un cas comme dans l'autre, Castro le voulait héros mort. Comme avec le Che, Castro voulait transformer une idole populaire qui aurait pu lui faire de l'ombre en martyr icône d'une révolution à son bénéfice. On peut dire qu'il y est bien arrivé. Il a donc ordonné à ses hommes en place de tuer Allende si jamais celui-ci voulait reculer ou se rendre. Allende a joué avec le feu. Il s'est brûlé. Bien fait pour lui.

Bien sûr, la presse internationale, massivement gauchiste, ne vous dira jamais ça, et renversera complètement la vérité. Allende était une marionnette de la DGI de Castro — on ne vous le dira pas. Par contre, on répétera à l'envi que Pinochet était une marionnette de la CIA, alors qu'il n'y a jamais eu de contact direct entre Pinochet et la CIA. D'un côté Pinochet était un homme de devoir incorruptible, insensible à toute influence étrangère, et soucieux du devoir de la neutralité politique de l'armée, jusqu'à l'appel au secours du Parlement (comme il l'a montré à l'occasion du coup d'état du 29 juin 1973); de l'autre, l'activité principale de la CIA durant la présidence d'Allende a été de financer la presse libre que Castro voulait fermer, de distribuer des tracts d'information, et d'encourager mollement quelques mouvements politiques d'opposition. Castro, lui, envoyait des armes, des instructeurs militaires, des guerilleros, des conseillers, des espions; il noyautait tout l'appareil de pouvoir socialiste; il télécommandait les assassinats, les confiscations, les occupations d'usines et autres actions sociales spontanées, etc., bref menait une campagne de subversion criminelle systématique et à grande échelle. Le peuple manifestait massivement pour s'opposer à cette politique d'Allende qui menait le pays à la famine et à la ruine: la plus grande manifestation ayant rassemblé un million de chiliens, la moitié de la population active. En protestation contre les confiscations, les taxes, les réglementations écrasantes, et la destruction de l'appareil productif chilien, il y eu des grèves répétées dans tous les secteurs, contre Allende. On ne vous en parlera jamais. Non, la grève, on en parle en France, quand les gentils fonctionnaires ultraprivilégiés paralysent le pays sous les aboiements des syndicats communistes privilégiés par l'État, pour obtenir davantage de privilèges au nom de tous les travailleurs. En fait, ce sont tous les travailleurs (les vrais) qui paient pour ces privilèges iniques.

Qu'un communiste comme Castro soit un salaud sanguinaire, on le savait. Ce qui est affligeant, c'est que les journaux français propagent tous les mensonges communistes. Salauds eux-mêmes, ou idiots utiles? Dans leur cas comme dans celui d'Allende, il n'y a au fond aucune différence: il participent mêmement, avec la même préméditation, de la même entreprise criminelle. Ma conclusion, je l'ai dit et je le répète: un bon communiste est un occis mort. Merci, Général Pinochet!