May 15th, 2005

eyes black and white

Comment traiter ou ne pas traiter un communiste

Pinochet n'est bien sûr pas coupable quand les troupes contre-révolutionnaires commettent des exactions qui sortent du cadre strict de l'écrasement de l'usurpation communiste. N'ayant pris la tête des troupes qu'au dernier moment, il n'a pas pu les préparer — et leur violence est une bien faible réaction aux exactions des communistes auxquels les contre-révolutionnaires faisaient face (meurtres, enlèvements, tortures, vols, confiscations, vandalisme, etc.). Il suffit que Pinochet n'ait commandité aucune d'entre elles.

Par contre, et ce qui compte davantage, Pinochet est pleinement responsable, parce qu'il a endossé ces crimes plutôt que d'en sanctionner immédiatement les coupables: pas la moindre dégradation, arrestation, amende, humiliation publique, ni punition symbolique, ni réprimande, ni même simple mise au placard pour ceux qui ont commis par abus (plutôt que par accident) des violences à l'encontre d'innocents. Aucune enquête face aux allégations d'abus. Aucune excuse. Aucun dédommagement. Pinochet revendique même ouvertement la responsabilité de toutes les exactions; il clame couvrir tous les soldats et officiers ayant participé à toutes les opérations de contre-révolution. Soit. (Quoique: ce qui compte demeure ce qu'il a fait ou omis de faire, pas ce qu'il clame.) Mais alors, s'il n'y a eu même qu'une seule victime innocente, parmi une quasi unanimité d'immondes crapules communistes dont le Chili est débarrassé à juste titre grâce à lui, Pinochet méritera la prison dont il va écoper (en supposant un instant le principe douteux d'une justice pénale plutôt que rétributive.)

Toutefois, j'espère que s'il est condamné, il le sera pour un tel crime, et d'un tel crime établi, et non pas pour la simple allégation de crimes, et non pas pour ce qu'il a fait de bien: sauver le Chili, à l'appel du parlement et d'un million de manifestants, de la sanguinaire descente dans l'enfer communiste dans laquelle il était déjà profondément engagé grâce à Monsieur j'instaure la dictature communiste par décret en méprisant le parlement qui m'a nommé et en bafouant la constitution que j'ai juré de respecter, fort de mes 36% de voix et de mes alliés soviétoïdes. Car un communiste n'a rien d'un innocent, et il n'y a rien de plus justifié que d'appliquer aux communistes en plein milieu de leur oeuvre criminelle les méthodes contre-insurrectionnelles que ceux-là mêmes appliquent avec bien plus de cruauté quand ils en ont l'occasion, et dans l'absence revendiquée cette fois d'aucun discernement quant à l'innocence ou la culpabilité individuelle de leurs victimes — concept bourgeois s'il en est. Quand vient l'heure de la révolution, un bon communiste est un occis mort. Tirez les premiers, messieurs les communistes: tirera bien qui tirera le dernier.

PS: Reconnaissons au moins à Castro ce point positif par rapport à Pinochet: il a tué plus de communistes.

eyes black and white

The ideology spread by Stalin's agents...

... is exactly what dominates the Intelligentsia in France and other countries.

You do not endorse Stalin. You do not call yourself a communist. You do not declare your love for the regime. You do not call on people to support the Soviets. Ever. Under any circumstances. You claim to be an independent-minded idealist. You don't understand politics, but you think the little guy is getting a lousy break. You believe in open-mindedness. You are shocked, frightened by what is going on right here in our own country. You are frightened by the racism, by the oppression of the working man. You think that the Russians are trying a great human experiment, and you hope it works. You believe in peace. You yearn for international understanding. You hate fascism. You think the capitalist system is corrupt. You say it over and over again and you say nothing, nothing more.

Of course, Stalin also had more obvious agents.