November 9th, 2003

eyes black and white

Entrées pour un lexique libéral

Étatisme, n.m.:

la croyance en l'État (c'est-à-dire la coercition par un monopole) comme la solution magique à tous les problèmes; la superstition selon laquelle il suffit que le gouvernement "débloque" des fonds, pour que n'importe quel problème soit résolu, comme si ces fonds tombaient du ciel, et que le gouvernement était un plombier appelé par Dieu pour réparer la tuyauterie défaillante par laquelle Il nous alimente de sa manne céleste.


Politique, n.f.:

Le principe selon lequel certains imposent à tous leur volonté.

Or, par définition, quand l'un en impose à l'autre, cet un est le plus fort, et cet autre le plus faible. La politique est donc par définition la loi du plus fort. La politique est l'antithèse de la liberté. Les politiciens cherchent à changer l'identité du plus fort, pas le fait que le plus fort fasse sa loi. Ce sont tous des esclavagistes, voulant chacun être le plus fort et imposer sa loi.

Le libéralisme, au contraire, consiste justement à reconnaître à chacun une sphère qui lui est propre, où nul autre n'a le droit de lui imposer sa volonté, et qui s'étendra ou se rétrécissira selon l'exercice responsable de sa liberté.