October 1st, 2003

eyes black and white

Yet more republicratic superstition / Encore la superstition républicratique

When faced with the rise of Gubernator, many statist minds (including the totality of the french mass media) disparage the phenomenon as a corruption of the democratic process. According to them, such candicacy makes a mere show, of what ought to be the business of professional politicians, experienced people with life-long dedication to public welfare, and so on. They see Arnold's success as a bad joke, as a vulgar populist mistake (they are in practice quite elitist despite their official egalitarianism), as heresy and treachery using republican institutions against their own purpose (which purposes the statist intellectuals think they are the ones to define and to guard).

This is exactly what happened during the Middle Ages, when the priests tried to monopolize art with their sacred art, and disparaged the popular profane arts, seeking to prohibit them or otherwise hamper their popularity whenever they could. Actually, the statist intellectuals are but the clerics of the modern official religion of totalitarian statism: paid directly or indirectly with tax money to justify and extend indefinitely taxation and established privileges in the minds of the public, systematically removing resources from anyone who could question them and seek to abolish them.

 

Confrontés à l'ascension du Gubernator, de nombreux esprits étatistes (y compris la totalité des mass media français) présentent le phénomène avec le plus grand mépris, comme une corruption du processus démocratique. Selon eux, une telle candidature transformerait en un spectacle de bas étage, ce qui devrait être l'affaire de politiciens professionnels, personnes expérimentées qui ont dédié leur vie entière au bien public, etc. Ils voient dans le succès d'Arnold une mauvaise blague, une erreur populiste vulgaire (ils sont en pratique très élitistes malgré leur égalitarisme officiel), ils y voient hérésie et trahison des institutions républicaines retournées contre leur propre objet (lequel objet les intellectuels étatistes se réservent le droit de définir et le devoir de garder).

C'est exactement ce qui se passait au Moyen-âge, quand les prêtres tentaient de monopoliser l'art avec leur art sacré, et dénigraient les populaires arts profanes, cherchant à les faire interdire ou autrement à limiter leur popularité dès qu'ils le pouvaient. En fait, les intellectuels étatistes ne sont que les clercs de cette religion officielle moderne qu'est l'étatisme totalitaire: payés directement ou indirectement avec l'argent des impôts, pour justifier et étendre indéfiniment l'impôt et les privilèges établis dans les esprits du public, en retirant systématiquement toutes ressources à quiconque remettrait en question ces impôts et privilèges et chercherait à les abolir.

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