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En France Soviétique, on envoie déjà les dissidents en Psikhushka!

Je fus abasourdi d'apprendre il y a quelques jours, grâce à Jean Robin d'Enquête et Débat, les détails de la terrifiante persécution dont a été victime notre ami, mon ami, Jean-Louis Caccomo: interné de force dans un asile psychiatrique, à l'instigation de son communiste de bureaucrate-en-chef, pour des motifs politiques, de façon aussi illégale que complètement injustifiée; là-bas, maltraité comme moins qu'un homme, voué à être enfermé à vie par une cabale de monstres, et par un coup de chance (toute relative), libéré par un médecin honnête auquel il avait été envoyé pour recevoir des électrochocs — et une fois libéré, devant faire face aux mêmes criminels qui essaient de le piéger à nouveau. Et à peu près sans aucune chance qu'on lui rende jamais justice.

L'affaire est si énorme que les bras m'en tombent. Relisez-donc le paragraphe précédent. Lentement. Une seconde fois. Prenez la mesure de l'horreur de la situation. Imaginez un homme innocent et sain d'esprit, initialement déprimé, mis en prison, drogué, traité comme un chien, moqué quotidiennement, dont chaque réaction révoltée, chaque tentative désespérée de faire valoir sa personnalité, est considérée comme preuve de plus qu'il est fou voire dangereux, cependant que chaque fois qu'au contraire il sombre dans le découragement et se laisse faire il est confirmé comme cliniquement déprimé — dans les deux cas, condamné à vie dans cet enfer carcéral qui ne dit pas son nom, sans rédemption possible car sans crime à racheter, sans guérison possible car sans mal à guérir, sans espoir. Il y a là proprement de quoi devenir fou. Et c'était bien le but.

Maintenant, comprenez les implications. Réalisez la nature de nos ennemis, et l'impudence de leur pouvoir criminel. Moi qui ai d'habitude l'emphase facile, les mots me manquent pour exprimer ma révulsion. Et quel est mon étonnement et ma déception de voir que cette affaire n'embrase pas, sinon les médias officiels aux bottes, sinon la blogosphère francophone abrutie de propagande, du moins les cercles libéraux. Comment d'aucuns prétendent-ils n'en pas savoir assez pour s'indigner? Les faits ne sont-ils pas abominablement clairs?

Selon la loi Française, et plus encore pour nous libéraux, il est tout à fait injustifié d'interner de force quiconque, sauf si non seulement la personne n'est pas saine d'esprit, mais encore et surtout, elle représente un danger immédiat pour la sécurité d'autrui, ou pour la sienne propre — et encore, pour un libéral, le suicide est tout à fait légitime, et ne justifie un internement forcé que si la pulsion suicidaire est aussi irrationnelle que passagère, et donc présumée être à l'opposé de ce que la personne veut vraiment. Jean-Louis Caccomo était-il donc déprimé? On le serait à moins, après avoir fait face simultanément à un divorce, à la perte de la garde ses enfants, à un revers de carrière due à une cabale politique, et à un environnement de travail quotidien où de nombreux de vos collègues y compris vos "supérieurs" hiérarchiques vous veulent manifestement un mal pire que la mort. Mais la déprime, qu'elle soit ou ne soit pas fondée, n'est pas une raison suffisante pour interner qui que ce soit contre son gré.

En effet, un trouble psychologique en tant que tel ne suffit absolument pas à justifier un internement forcé — ou alors c'est la très grande majorité des êtres humains qu'il faudrait enfermer (et parfois, la planète ressemble assez à un asile à ciel ouvert en effet). Presque tous les êtres humains pourraient bénéficier d'une aide psychologique, mais le prix élevé d'un suivi efficace (quand il l'est) ne le justifie pas sauf dans les cas marginaux: rares sont les gens à la fois assez fous pour que de tels soins vaillent la peine et assez sains pour s'en apercevoir, pouvoir se les offrir, et sauter le pas. Donc, Jean-Louis Caccomo avait sans doute ses démons, ses faiblesses, ses défauts et aurait pu bénéficier comme tant parmi nous de soutiens psychologiques — mais ce n'est pas du tout ce dont il est question! Il est question d'interner quelqu'un de force, contre son gré, de lui faire subir un grand nombre d'outrages, qui sont tout à fait impropres à guérir quiconque, bien au contraire, et que seul peut justifier un danger que présente la personne à autrui, ou dans certains cas à elle-même.

Aussi, Jean-Louis Caccomo était-il un danger pour autrui? Absolument pas. À aucun moment. Le prétexte employé par ses bourreaux était qu'un étudiant "déséquilibré" sur le même campus avait commis un meurtre récemment. Quel rapport? Strictement aucun. Jean-Louis Caccomo faisait-il partie d'un même groupe d'assassins? Que nenni. Son cas ressemblait-il en rien à celui de l'étudiant meurtrier? Aucun rapport — juste un vil prétexte pris par ses ennemis politiques pour l'interner, au nom d'un soi-disant "principe de précaution" qui nie la responsabilité individuelle des coupables autant que la liberté individuelle des innocents, qui nie toutes les précautions, qui nie tous les principes — qui n'est en fait que prétexte totalitaire aux décisions arbitraires des puissants.

Jean-Louis Caccomo était-il suicidaire? L'idée du suicide avait sans doute pu le traverser, malheureux qu'il était; mais avait-il jamais fait une tentative sérieuse en ce sens? non, rien qui vaille d'être interné pendant des années. Non seulement il était vivant et en bonne santé physique quand il fut interné, mais ce n'est absolument pas à l'occasion d'une tentative de suicide manquée que Jean-Louis Caccomo a été interné: il s'est tranquillement présenté à ce qu'il croyait être une formalité administrative mais était en fait un piège, à l'instigation du petit chef que la bureaucratie socialiste nationale lui infligeait. Au moment où il fut interné, déprimé qu'il était, il n'était pas donc suicidaire; ce dont il avait besoin, c'était du réconfort de ses amis ou du soutien d'un thérapeute; certainement pas des mauvais traitements de geôliers en blouse blanche. Cela est d'autant plus important que puisqu'il n'était pas un danger pour autrui, c'est dans son propre intérêt et cet intérêt seul qu'il aurait éventuellement pu être interné — or l'internement dont il a été l'objet, dans des conditions épouvantables, s'est fait à l'opposé total de ses intérêts.

Scandale, non moins terrible: un adulte responsable innocent possède seul le droit de décider s'il veut un traitement ou pas. S'il est reconnu juridiquement incapable ou irresponsable, alors ce droit revient à son tuteur légal, et à nul autre — certainement pas à un tiers, fût-il un "supérieur" hiérarchique, le président ou le pape — et surtout pas à un ennemi personnel. En l'absence de jugement de cour, et en cas d'urgence, alors le conjoint, le père, la mère, ou à défaut le parent le plus proche, peut temporairement et dans l'urgence tenir lieu de tuteur; mais cela doit rester temporaire jusqu'à un jugement de cour informé par l'opinion d'experts indépendants mette un malheureux dans les mains d'un tuteur; et ce tuteur sera soumis à de sévères contraintes quant au respect des intérêts de son pupille. Or, rien de tout cela n'est arrivé: aucun tuteur régulier ni aucun membre de la famille n'a pris l'initiative d'un internement, mais bien un ennemi personnel; aucun jugement de cour n'a établi d'incapacité, et pour cause aucune cour n'a été réunie; aucune expertise indépendante n'a eu lieu — l'internement a même été signé par un médecin complice qui n'a même pas vu Jean-Louis en consultation!

Troisième scandale, plus horrifique encore: Tout cela n'a pas eu lieu seulement par erreur, incompétence, ou désaffectation des institutions concernées — quoiqu'erreur, incompétence et désaffectation aient été présentes — mais par une volonté délibérée de nuire à tous les niveaux. Tout cela ne s'est pas seulement fait dans l'ignorance et l'insouciance des intérêts de l'interné, mais contre ses intérêts, de façon aussi malveillante que préméditée. On ne piège pas quelqu'un dans un asile psychiatrique pour son bien; on ne signe pas légèrement un arrêt d'internement indéfini pour le bien du "patient" quand on n'a pas d'abord tout fait pour s'assurer que c'est le dernier recours; on ne maltraite pas quotidiennement un interné par amour; on ne traite pas une personne d'élucubrateur quand on ne sait rien de son passé; on ne drogue pas à fond une personne plusieurs fois par jour pour ensuite conclure qu'elle n'est pas dans son état normal et reconduire de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois, d'année en année, son internement.

Dernier scandale, qui devrait donner à réfléchir à tous les libéraux en particulier, mais en fait à tous ceux qui osent penser par eux-mêmes et ne pas être en tout d'accord avec ceux qui sont plus puissants qu'eux: en France socialiste aujourd'hui, comme en Russie socialiste naguère, les socialistes au pouvoir veulent et peuvent mettre en prison les dissidents qui refusent de "penser" comme eux. Car ne nous le cachons pas: ses opinions politiques furent une raison majeure pour laquelle Jean-Louis Caccomo a été poursuivi par tant de haine criminelle. La simple jalousie de ses succès n'était pas suffisante pour le traiter comme moins qu'humain. L'inimitié personnelle seule n'est pas assez pour expliquer le passage à l'acte de ses bourreaux. La calomnie selon laquelle ses opinions à l'encontre de la pensée unique nationale socialiste relevaient du dérangement mental, furent une ratiocination essentielle à cette agression innommable, dans le cas de Jean-Louis Caccomo comme dans celui des dissidents russes que les pouvoirs soviétiques déjà envoyaient en psikhushka pour y recevoir drogues, coups et violences, et électro-chocs, sans parler des humiliations, du manque d'hygiène, et autres effroyables conditions de vie carcérales — où Jean-Louis Caccomo a perdu ses ongles et ses dents!

Car vous aussi, lecteurs, êtes dans le colimateur de ces ennemis politiques sans scrupules. Alors qu'ils n'ont jamais assez d'excuses pour se montrer cléments envers les criminels violents de droit commun, "socialement proches", alors que la lie de la terre quand elle se lance dans la barbarie fanatique est excusée parce que prétendument "opprimée", les communistes vouent à la destruction complète, par une répression sans aucune pitié tous les "ennemis de classe" qui osent se dresser contre leur pouvoir totalitaire. Et si vous n'êtes pas une larve totalement dénuée d'intégrité, si vous n'êtes pas un complice actif de leur oppression, cela vous inclut vous aussi comme cible, dès que vous oserez lever la tête plutôt que de vous laisser écraser.

Je suis Jean-Louis Caccomo. Nous sommes tous Jean-Louis Caccomo. Nous tous sommes les ennemis désignés des bureaucrates de l'éducation nationale socialiste et de tout l'État d'ordures qui les soudoit. Vous aurez beau vouloir vous désintéresser du socialisme, le socialisme s'intéresse à vous. Vous pouvez ne désirer que vivre en paix, les socialistes vous ont déclaré la guerre, à vous ainsi qu'à tout ce qui fait la civilisation. Honte à vous si vous ne savez pas reconnaître vos ennemis mortels, et placez vos espoirs sur le secours que l'un d'entre eux vous apporterait peut-être contre l'autre.

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