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Oct. 28th, 2006

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Libéralisme vs peine de mort

La question de la peine de mort divise les libéraux. Voici ma réponse à un lecteur du QL qui s'enquiert de la position libérale sur le sujet, au titre de mes réflections approfondies sur le Droit libéral.

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Dec. 6th, 2005

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Of Law considered without Law Enforcement

Wretchard illustrates an essential principle sorely missed by all the beautiful souls who hate seeing evil so much that they'd rather put their head in the sand than do something, and take such pride out of it that they feel they can despise those who actually go out and fight evil. And I mean quite a lot of so called liberals, and also much too many libertarians. Law considered without law enforcement is a chimera. And neglecting law enforcement as trivial and subordinate to law is but rationalizing the previous case. Law enforcement has a cost; it has consequences; the means required to enforce law induce severe constraints on what law can effectively be in reality, as contrasted to what it purports to be in its official declaration; the consequences of a law are the effects its actual enforcement have, not the wishful cover stories displayed by whoever lobbies for the law. Confusing a human edict for a godly edict, thinking that some kind of formal utterance transubstantiates human words into divine words and change the very essence of the world... that's an anerism. Justice without Police, Peace without the means of War, social order without self-defense... they are the same delusionary principles, that in reality mean only one thing: the claim of the inalienable right of criminals to successfully attack their victims.

Dec. 1st, 2005

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Le privilège et les privilégiés

Mon paternel réagissait il y a quelques temps à mon commentaire sur l'académie. Tonner contre - mais en faire partie si l'on peut, me rappelait-il -- définition que Flaubert donne de l'Académie Française dans son Dictionnaire des idées reçues. Si on m'offrait un poste dans cette académie, refuserais-je? Sans doute pas. Cautionné-je pour autant l'existence de cette institution? Certes pas. Et vu que je consacrerai plus d'énergie à dénigrer cette institution qu'à briguer mon accession à icelle, j'imagine assez mal qu'on m'y invite.

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Nov. 21st, 2005

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Encore Pinochet contre les communistes

Apparamment, mon article Chili Con Carne sur le renversement d'Allende par Pinochet, dont une version est parue au QL sous le titre Pinochet, le moins mauvais des dictateurs, suscite régulièrement des réactions, en général de lecteurs gauchistes outrés ou de leurs idiots utiles. J'avais déjà répondu une fois: Comment traiter ou ne pas traiter un communiste. Mais puisque visiblement ça ne suffit pas, voici un nouvel épisode de la série.

NB: pour une mise en situation historique, lire les articles auxquels je fais référence au début de mon article initial, et voyez notamment le site Economía y Sociedad, où on trouvera cette explication de José Piñera, ou en plus succint et moins argumenté que mon article initial, mais avec la même teneur, cette intervention de Gary Kasparov.

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May. 15th, 2005

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Comment traiter ou ne pas traiter un communiste

Pinochet n'est bien sûr pas coupable quand les troupes contre-révolutionnaires commettent des exactions qui sortent du cadre strict de l'écrasement de l'usurpation communiste. N'ayant pris la tête des troupes qu'au dernier moment, il n'a pas pu les préparer -- et leur violence est une bien faible réaction aux exactions des communistes auxquels les contre-révolutionnaires faisaient face (meurtres, enlèvements, tortures, vols, confiscations, vandalisme, etc.). Il suffit que Pinochet n'ait commandité aucune d'entre elles.

Par contre, et ce qui compte davantage, Pinochet est pleinement responsable, parce qu'il a endossé ces crimes plutôt que d'en sanctionner immédiatement les coupables: pas la moindre dégradation, arrestation, amende, humiliation publique, ni même punition symbolique, ni réprimande pour ceux qui ont commis par abus (plutôt que par accident) des violences à l'encontre d'innocents. Aucune enquête face aux allégations d'abus. Aucune excuse. Aucun dédommagement. Pinochet revendique même ouvertement la responsabilité de toutes les exactions; il clame couvrir tous les soldats et officiers ayant participé à toutes les opérations de contre-révolution. Soit. (Quoique: ce qui compte demeure ce qu'il a fait ou omis de faire, pas ce qu'il clame.) Mais alors, s'il n'y a eu même qu'une seule victime innocente, parmi une quasi unanimité d'immondes crapules communistes dont le Chili est débarrassé à juste titre grâce à lui, Pinochet méritera la prison dont il va écoper. (En supposant un instant le principe d'une justice pénale plutôt que rétributive.)

Toutefois, j'espère que s'il est condamné, il le sera pour un tel crime, et d'un tel crime établi, et non pas pour la simple allégation de crimes, et non pas pour ce qu'il a fait de bien: sauver le Chili, à l'appel du parlement et d'un million de manifestants, de la sanguinaire descente dans l'enfer communiste dans laquelle il était déjà profondément engagé grâce à Monsieur j'instaure la dictature communiste par décret en méprisant le parlement qui m'a nommé et en bafouant la constitution que j'ai juré de respecter, fort de mes 36% de voix et de mes alliés soviétoïdes. Car un communiste n'a rien d'un innocent, et il n'y a rien de plus justifié que d'appliquer aux communistes en plein milieu de leur oeuvre criminelle les méthodes contre-insurrectionnelles que ceux-là mêmes appliquent avec bien plus de cruauté quand ils en ont l'occasion, et dans l'absence revendiquée cette fois d'aucun discernement quant à l'innocence ou la culpabilité individuelle de leurs victimes -- concept bourgeois s'il en est. Quand vient l'heure de la révolution, un bon communiste est un occis mort. Tirez les premiers, messieurs les communistes: tirera bien qui tirera le dernier.

PS: Reconnaissons au moins à Castro ce point positif par rapport à Pinochet: il a tué plus de communistes.

Sep. 9th, 2004

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Résistance contre terrorisme

Qui sont les résistants, qui sont les terroristes? Qui sont les assassins, qui sont les héros? Un indicateur qui marche souvent étonnament bien: prendre à contre-pied la presse nationale socialiste. Mais bon, comme passer de cet indicateur approximatif à un principe systématique?

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Aug. 4th, 2004

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Justice, Police and Government

Some people, including many libertarians, argue against the principle of "Preemptive Strike". To be just, you should never strike first, they say, for justice is about doing to culprits according to what they've actually done, and not according to speculations about what they could have done. Yeah, right. With such a principle, you should wait for the suicide bomber to kill hundreds and more, before you may punish him? I hope you can put together the bits to which he was the first to be blown. And a woman should wait for the rapist to rape her, before she may react? And then what, for a perfect reciprocal justice, what she gains is the right to rape him in return? How utterly stupid! Sure, Justice never strikes first. Judicial prosecution against innocents is a bad joke; it isn't Justice to kill a menacing criminal, or to put to jail a burglar who failed at his burglary, or a would-be rapist who was arrested before he could have his ways, or a fraud who failed to deceive his target. No it ain't Justice, and those who claim it is are morons or frauds indeed. But there is such thing as Police, and Police is exactly what these things are: preventing villains from doing harm.

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Aug. 3rd, 2004

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Confusion entre Droit et Fait

Il faudra qu'un jour j'écrive un long billet sur la différence entre Droit et Fait. L'absence de conceptualisation de la distinction catégorique nette entre Droit et Fait semble être une caractéristique commune à de nombreux esprits intelligents qui rejettent le libéralisme. Le Fait est de l'ordre du Métaphysique, de ce qui est donné, de cette Réalité "qui reste quand on cesse d'y croire". Le Droit est de l'ordre de l'Éthique, de ce qui doit être, de cette Action Humaine qui est le fait de l'homme parce qu'il y croit. (Notons qu'à défaut de lui connaître un meilleur nom, j'appelle ici Éthique ce continuum qui contient entre autres la morale individuelle autant que l'espace juridique du Droit, qui se distinguent en ce que le premier fonde ses évaluations sur les opinions individuelles, tandis que le suivant fonde les siennes sur les connaissances communes, sans parler de tous les variantes imaginables.)

Là où la confusion catégorique entre Fait et Droit devient la plus grotesque est quand un bienpensant de quelque bord en vient à rejeter avec véhémence un point de vue sous prétexte qu'il mène à des conclusions odieuses. Exemple récent, un communiste rejetait le point de vue Darwiniste, sous prétexte qu'il promouvrait l'exploitation du faible par le fort. Dans cette démarche comme partout dans le reste de notre échange épistolaire, il était incapable de distinguer métaphysique et juridique, incapable de faire la différence entre discours normatif et discours descriptif. Or, interpréter normativement en "cela DOIT être" ce qui se veut le descriptif "cela EST" relève de l'erreur de catégorie; et cette erreur est invisible à qui est innocent de la distinction entre Fait et Droit. D'où la psychopathologie qui consiste à redouter et vouloir censurer un point de vue descriptif sous prétexte qu'avec ladite erreur de catégorie on obtiendrait une conclusion gênante. Encore une phobie basée sur une croyance irrationnelle de l'ordre de l'erreur catégorique -- où Albert Ellis et Alfred Korzybski se complètent. (Pour un esprit rationnel, tous les points de vue rationnels sur la réalité sont valables, et de par l'existence de la réalité, ils se recoupent forcément de façon cohérente moyennant réinterprétation adéquate, toute contradiction étant dans l'observation ou l'interprétation et non pas dans la structure objective sous-jacente. Pour resortir un vocabulaire de matheux, ces points de vue sont des homéomorphismes locaux dressant des cartes d'une variété et localement identiques à isomorphisme près sur les domaines où ils se recouvrent.)

Apr. 13th, 2004

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Courtoisie, Droit Naturel et Libéralisme

Ceci est une réponse à un message point-godwin reçu sur la mailing-list rationalistes-autrichiens, en réaction à une intervention aussi enflammée qu'argumentatoire dans laquelle je démontrais par l'exemple que toutes les règles de comportements ne se valent pas à un jeune relativiste qui niait le processus de découverte du Droit. J'y discute les notions de courtoisie, de règles de comportement, de tradition, d'innovation, de Droit, de Libéralisme, etc.

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July 2009

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