| François-René Rideau ( @ 2007-11-08 22:10:00 |
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Paris animé
Ratatouille (2007) - Excellent!
Encore une merveille de chez Pixar.
La production de la moindre scène est si chère
qu'aucune scène n'est produite tant qu'elle n'a pas été parfaitement conçue
pour participer de la narration.
L'histoire à la fois fait rire, fait rêver et inspire.
Les personnages sont vivants et attachants;
ils ne sont pas simplement en trois dimensions,
ils ont de la profondeur:
ils suivent certes des types,
mais savent en sortir au moment opportun
et en embrasser plusieurs.
Ils font face à des dilemmes moraux,
et leurs choix les définissent.
Le goût, le talent, les préjugés, la cuisine, la création,
la volonté de réussir, l'imagination, l'amour, la famille,
l'ingratitude, la rédemption, l'hygiène, la bureaucratie,
tous ces thèmes sont touchés avec justesse.
Les traits de caractères français sont traités avec humour mais sans complaisance - avec une admiration pour nos qualités qui ne rend pas aveugle à nos défauts.
Bravo donc à Pixar pour un film magnifique de plus,
qui déborde d'un amour communicatif pour la France et Paris.
Note: 9.5
Renaissance (2006) - Immonde!
Si les coûts de production d'un film d'animation sont donnés,
le talent de les mettre au service d'une histoire
qui vaille la peine d'être racontée ne l'est pas.
J'en veux pour preuve ce film français de 2004, Renaissance,
prétendant offrir une vision
de Paris, 2054
.
Esthétique superficielle qui ne s'appuie pas sur aucune tentative de réflexion cohérente,
narration sans dynamique causale,
histoire subordonnée à la démonstration de technique graphique plutôt que le contraire,
technique d'ailleurs décevante quant au mouvement de personnages qui manquent d'âme,
scénario bancal fondé sur des absurdités économiques et philosophiques,
diatribe contre la science au dur travail de laquelle
on propose en modèle la paresse et le sensualisme des boîtes de nuit,
fascination pour le banditisme "socialement proche",
condamnation du capitalisme "ennemi du peuple",
célébration des surhommes porteurs d'un badge officiel,
mépris pour les lois et les procédures,
et pour couronner le tout,
glorification du meurtre et du mensonge au nom du bien collectif.
Je n'ai pas pu m'empêcher de huer
la scène de violence policière gratuite sur un informateur innocent,
mais aussi et surtout la fin proprement ignoble du film.
Personnages monodimensionnels suivant des types peu subtilement racistes:
héros pas très français, surhomme arabe,
allemand et japonais taraudés par la culpabilité,
victimes russes, sâle capitaliste juif.
Ce film, financé largement par voie d'impôt,
est un ramassis vomitif de propagande étatique,
tout à fait représentatif de l'idéologie dominante en France:
un mélange de national socialisme, de bolchévisme mou
et de tiers-mondisme arabophile.
Un film qui fait honte à la France et à Paris.
Note: 3